Dans sa nouvelle exposition « Loisirs en Ré, 1850-1939 », Le Musée du Platin s’intéresse aux premiers loisirs et au début du tourisme sur l’île de Ré jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, l’île de Ré entame une profonde mutation, passant d’une société rurale traditionnelle à l’émergence d’un tourisme balnéaire et insulaire. Les carnavals, frairies, fêtes de village constituent pour les Rétais des moments festifs aux sons des fanfares, des cliques et des harmonies permettant de se retrouver, de resserrer les liens et d’échapper au quotidien. Ces loisirs restent toutefois internes à une île encore bien éloignée du continent.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les infrastructures se multiplient. La construction d’une nouvelle image, centrée sur le balnéaire et l’univers insulaire conduit à l’émergence de nouveaux loisirs. Cette dynamique accélère la mutation de l’île de Ré en organisant la rencontre entre touristes et Rétais, pour le meilleur pour certains et pour le pire pour d’autres…

Des partenariats ont été noués avec des institutions, comme le Musée Ernest Cognacq, le service patrimoine de la CDC de l’Ile de Ré, les Archives départementales de Charente-Maritime mais également de nombreux particuliers et bénévoles de l’association Flottille en Pertuis. La scénographie s’organise autour d’un musicien de l’Harmonie municipale de La Flotte, un baigneur en tenue de bains de mer et une tente de plage en toile à rayures caractéristique de l’époque. A l’intérieur, sont projetées des cartes postales, témoignant de la concurrence à laquelle se livrent les villages dans la mise en tourisme de l’île. On comprend que Ré n’a pas attendu l’arrivée des bacs de l’après Seconde Guerre mondiale pour commencer à devenir une île de loisirs, même si la fréquentation restera encore faible jusqu’aux années 1930, et souvent le fait des seules élites.

Image de une : © Musée Ernest Cognacq

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